Un peu d'histoire

Les derniers paysans

dessinKeroulin

L'activité économique de Keroulin était l'agriculture polyculture traditionnelle des siècles passés. Elle a connu son sommet en fin de 19ème début du 20ème siècle, du vivant de Jean Joachim Le Bayon. Après lui, ses terres ont été partagées entre une grande ferme, une moyenne et une petite, données à trois de ses enfants, François, Théophile et Alphonsine. Ensuite, personne n'a pris le tournant de l'agriculture moderne. Gérard Harscouët, de Kerbois, cultive aujourd'hui les terres de Keroulin.

L'histoire des bâtiments

Plusieurs bâtiments ont été construits aux environs de 1830. Pour avoir des informations sur les bâtiments, consulter :

- le cadastre actuel de Ploëmel (le contribuable y a accès de plein droit),
- le cadastre réformé de 1930 de Ploëmel, s'il existe encore,
- les archives départementales à Vannes :
* fichier plans
* fichier plans anciens, le cadastre napoléonien (vers 1810)
- le fonds local (petits bouquins et plaquettes par commune)
- les recensements

Les chouans - L'affaire de Quiberon - 1795

affaireQuiberon

Pendant l'été 1795, dans sa contre offensive contre les régiments des émigrés débarqués à Légenèse et repliés sur Quiberon, l'armée des « bleus » de Hoche a campé quelques jours dans le village du Hahon. Corneille Bellégo, alors âgé de 49 ans y vivait avec Marie le Bail et leurs quatre enfants. Il a été arrêté, emprisonné à Vannes, et y est mort le 12 octobre 1795 (peut-être de faim: c'est la population qui donnait, quand elle pouvait, à manger aux prisonniers. Son frère Jacques, paysan lui aussi au Hahon, ne se serait pas fait arrêter. Qui était Corneille ?
(extrait des informations rassemblées par M. Rio, de Carnac, à l'occasion du bi-centenaire .)

embuscadeChouans
Une embuscade de chouans, dans un chemin creux. Corneille Bellégo y a participé ?
Des caches aménagées dans des talus, sont encore visibles à Locoal Mendon .


A Keroulin, une arrière... grand-mère (Marie Camemen ?) encore jeune, gardait ses boeufs au Parc Ouellan. Elle voit des chouans, emmenant trois « bleus » qu'ils avaient capturés, pour les exécuter. « Va-t-en et ne te retourne pas! » lui crient-ils. Les bleus sont enterrés sur place, un chêne planté sur chaque tombe. Les chênes y sont encore.
Des régiments d'émigrés royalistes, transportés depuis l'Angleterre par les Anglais, ont débarqué à Carnac. Ils ont été battus à Kerhostin en juillet 1795 par l'armée du général Hoche. 748 prisonniers royalistes furent fusillés à Brech.

A voir:

- L'ancienne prison de Auray,
- Le champ des martyrs à Brech, l'ossuaire du couvent de La Chartreuse,
- Le musée de la chouannerie dans un blockhaus à l'entrée de Quiberon
- La statue de Hoche (1768 - 1797) à Quiberon
- La croix des émigrés à Carnac
- Le mausolée de Georges Cadoudal à Kerléano près de Auray
- Assister à la messe annuelle commémorative .

Le breton

Au début du siècle, à Keroulin comme dans les petits villages environnants, les enfants ne parlaient que breton.
Comme les autres, Alphonsine Le Bayon et Arthur Bellégo, ont attendu l'école pour apprendre à parler français.
Cependant, eux-mêmes n'ont appris que le français à leurs enfants. Dans les années 1950, certains de ceux-ci avaient bien du mal à tenir conversation avec leur grand-mère du Hahon, qui ne parlait pas un mot de français.
Thérèse Le Bayon était la dernière personne de Keroulin à savoir parler breton.

alphonsineLeBayon
Alphonsine Le Bayon, à 30 ans, en costume breton traditionnel

L'origine du nom Bellégo

Le nom Bellégo est dérivé de Belec, qui lui même correspond au breton beleg, "prêtre" qui désigne à la fois l'homme d'église, la "bergeronnette" et "l'éperlan".
Belec admet plusieurs formes familières et diminutives, en -ou (Bélégou, Bellégou, Bellégo), en -ic (Béléguic, Belléguic, Le Belléguy variante par amuïssement) et en -et (Le Belguet, avec réduction de la seconde syllabe. Nom hybride avec suffixe d'origine française).

Les premières apparitions connues du nom Belec sont :



Celles de sa variante graphique Bellec :

Celles des formes en -ou :


Celles des formes en -ic :

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